L'admission à la cour de Tara Tradition médiévale
Le récit de la seconde bataille de Mag Tuired raconte comment Lug se présente aux portes de Tara et demande à être admis. Le portier lui répond que nul n'entre sans posséder un art déjà représenté à la cour. Lug énumère alors ses talents un à un — charpentier, forgeron, champion, harpiste, guerrier, poète, magicien, médecin, échanson, bronzier — et à chaque fois le portier objecte qu'un dieu de la cour possède déjà ce talent. Lug demande alors s'il existe quelqu'un qui les réunisse tous à la fois : faute de réponse, il est admis, et bientôt mis à l'épreuve dans un concours d'échecs, de force et de musique qu'il remporte contre tous les champions de la cour1.
La victoire sur Balor Tradition médiévale
Lug est le petit-fils de Balor, chef des Fomoréens, géant dont le regard funeste tue quiconque le croise — une prophétie annonce que Balor périra de la main de son propre petit-fils. Lors de la seconde bataille de Mag Tuired, Lug affronte Balor et lui perce l'œil d'un jet de fronde, accomplissant la prophétie et permettant la victoire des Tuatha Dé Danann sur les Fomoréens1.
Un nom partagé par tout le monde celtique Comparaison
Le nom de Lug correspond très probablement au dieu gaulois Lugus, assimilé par César au « Mercure » le plus honoré des Gaulois, et dont le nom survit dans plusieurs toponymes gaulois majeurs, notamment Lugdunum (« la forteresse de Lug »), devenu Lyon. La mythologie galloise conserve pour sa part la figure de Lleu Llaw Gyffes (« Lleu à la main habile »), personnage du Mabinogion dont le nom et certains traits narratifs — habileté multiple, jeunesse héroïque — évoquent le Lug irlandais2. La prudence reste de mise : la parenté des noms est solidement établie par la linguistique comparée, mais elle ne garantit pas une identité de culte ou de récit entre les trois figures.
La fête de Lugnasad Tradition médiévale
Le nom de la fête de Lugnasad, célébrée vers le 1er août, signifie « assemblée de Lug ». La tradition médiévale rattache cette fête à des jeux funéraires que Lug aurait institués en mémoire de sa mère nourricière Tailtiu, mais cette explication narrative, propre à la littérature médiévale, ne doit pas être confondue avec une origine antique certaine de la fête elle-même.